Le mal de dos : les neuf points fondamentaux

mal de dos

Source : vertebre.com

Le mal de dos frappe de manière alarmante les habitants des nations industrialisées occidentales. Si la raison d’une augmentation de cette affection, souvent grave et invalidante, n’est pas totalement expliquée, de nombreux experts en attribuent la cause à un style de vie de plus en plus sédentaire, au travail comme à la maison. Ils soulignent que la population de la plupart des pays occidentaux est, en moyenne, plus âgée, plus grasse et moins active. Autant de facteurs de risque, aggravants pour le mal de dos, que par le passé. Le mal de dos est un symptôme, et non une maladie, qui peut avoir un très grand nombre de causes différentes, certaines mineures en comparaison de la douleur et du handicap qu’elles génèrent, d’autres plus complexes et plus profondes.

Le mal de dos peut également n’être que la manifestation d’une maladie ou de problèmes physiques qui n’ont pas de lien direct avec le dos. Les médecins généralistes, dont les cabinets de consultation sont déjà pleins, n’ont souvent ni le temps ni les connaissances nécessaires pour traiter de tels cas, souvent difficiles et longs à diagnostiquer et encore plus délicats à soigner. C’est la raison pour laquelle un nombre croissant de personnes souffrant de ces problèmes recherchent, et trouvent, un certain soulagement grâce aux thérapies dites “autres”, avec au premier rang la chiropratique. Son approche de la pathologie vertébrale et les recherches qui confirment son efficacité en font désormais une thérapie efficace et reconnue sur un plan international.

 

 La fréquence

Les lombalgies sont des maux extrêmement fréquents puisque l’on estime, selon les études, que 60 à 90 % de la population ont souffert ou souffriront de douleurs lombaires. L’incidence du mal de dos est en constante augmentation ces vingt dernières années dans les pays industrialisés, ce qui pose, à l’évidence, un problème de santé publique majeur. Si les lombalgies sont fréquentes, beaucoup plus rares sont celles qui deviennent chroniques. Seuls un peu plus de 5 % des patients lombalgiques ont un mal de dos invalidant de façon chronique, défini par une incapacité de travailler pendant plus de 6 mois. En revanche, cette minorité de patients douloureux chroniques réunit deux tiers des journées de travail perdues et plus de trois quarts des coûts d’indemnisation destinés aux maladies du dos.

 

 Le coût

Le mal de dos est donc un véritable fléau social. En France ses conséquences socio-économiques sont faramineuses. La prise en charge s’effectue par deux grands cadres réglementaires :

par l’Assurance Accident Travail,

Tous les ans les lombalgies sont à l’origine de 110 000 accidents de travail avec arrêt d’activité (13 % de l’ensemble des accidents de travail avec arrêt d’activité). La durée des arrêts de travail est de 33 jours.

Par conséquent: Le mal de dos représente une perte annuelle de 3 600 000 journées de travail.

Par l’assurance maladie,

208 millions de consultations et visites sont annuellement remboursées par le régime général.

Au total, on estime ainsi à 1400 millions d’euros le coût total de ce fléau.

Il est donc indispensable d’avoir une connaissance exacte de ce fléau social.

Il est plus que capital d’en assurer une prévention plus efficace.

Pour vaincre la douleur, le malade a l’embarras du choix: il existe en effet un large éventail de techniques thérapeutiques plus ou moins efficaces.

 

La chiropratique et son apport dans le mal de dos

La chiropratique et les manipulations vertébrales font partis, désormais des modes de traitements les plus étudiés en la matière. Le constat aujourd’hui prouve que la chiropratique est bien plus efficace pour lutter contre le mal de dos que les thérapies traditionnelles (médicaments, repos, massage). Par conséquent le qualificatif « autre» n’a plus vraiment lieu d’être. Aujourd’hui on préfère employer l’expression « thérapie complémentaire » pour mettre l’accent sur ce que ces dites « thérapies naturelles » apportent ou complémentent les traitements médicaux conventionnels. Les problèmes de mal de dos disparaissent généralement d’eux-mêmes en quelques jours. Si votre mal de dos ne s’arrange pas, ou revient, après que vous ayez consulté votre médecin, ne désespérez pas, la chiropratique pourra résoudre un certains nombre de vos problèmes mécaniques. Les chiropraticiens prennent le temps d’examiner, sont formés pour dépasser la simple approche « scientifique » des causes et des effets, privilégient une approche plus holistique c’est à dire qu’ils étudieront vos symptômes dans le contexte plus global de votre environnement et de votre personnalité.

 

La chiropratique et la prévention

Le but de la chiropratique est de maintenir un état d’équilibre fonctionnel satisfaisant, c’est-à-dire d’assurer à notre organisme la possibilité d’utiliser de façon optimale ses capacités d’adaptation à son environnement.

En ce sens la démarche chiropratique devrait être plus préventive que curative afin de réduire au maximum l’apparition de phénomènes inflammatoires ou dégénératifs qui laissent toujours des séquelles au niveau des tissus et fragilisent chaque fois un peu plus notre organisme.

 

La chiropratique un meilleur rapport coût / efficacité

Il ressort de toutes les études internationales qu’à la suite des soins chiropratiques, on observe une réduction significative :

- du coût total des prestations

- du coût total de la prise en charge de 200 à 300 %

- du nombre de jours d’arrêt de travail

- des pertes de salaire

- de l’incapacité, donc de la souffrance

 

Toutes les études réalisées dans les pays industriels, où la chiropratique est reconnue, prouvent que les soins chiropratiques concernant le traitement des algies mécaniques de la colonne vertébrale et du bassin sont, à tout point de vue, plus efficaces que les soins médicaux conventionnels.

Cette efficacité est d’autant plus appréciable qu’elle est durable dans le temps.

400 docteurs en chiropratique diplômés D.C. (Doctor of Chiropractic) exercent sur le sol français.

La profession est organisée et structurée dans notre pays sur le même modèle que dans les pays où elle est reconnue. Les chiropraticiens diplômés ont une formation de 6 ans, à temps plein, comprenant 6000 heures de cours théoriques et pratiques plus une année d’assistanat-compagnonnage et de stages cliniques.

Depuis février 2002, la chiropratique est officiellement reconnue dans notre pays. Des décrets d’application viendront encadrer son exercice. Les chiropraticiens seront alors à même de pourvoir s’intégrer et de jouer pleinement leur rôle dans le paysage médical de notre pays.

 

Mais d’où vient le mal de dos ?

Couramment, le terme de “mal de dos” est assimilé à celui de douleurs lombaires ou lombalgies. En fait, le dos est une région qui fait suite à la nuque et s’étend jusqu’au bassin. Seul le “bas du dos” ou la “région des reins” correspond au segment lombaire de la colonne vertébrale. Les lombalgies ou le mal de dos, ce n’est pas une maladie en soi : c’est un symptôme. Le plus souvent, il s’agit d’un problème “mécanique” résultant de la détérioration douloureuse d’un ou de plusieurs éléments constituant la colonne vertébrale (os, disques, articulations, ligaments). Médicalement il s’agit de lombalgies dites « Commune ». Dans d’autres cas, beaucoup plus rarement, le mal de dos révèle une infection (quand un microbe vient se nicher dans la colonne vertébrale), un rhumatisme inflammatoire (comme la spondylarthrite ankylosante), une tumeur ou une maladie touchant le contenu du tronc et notamment les viscères (reins, voies urinaires, ovaires, etc.). Dans ce cas, l’affection organique sous-jacente caractérise une lombalgie dite symptomatique.

 

Mais une fois la distinction entre douleur commune et symptomatique établie, il reste pour les premières à déterminer exactement l’origine de ces souffrances. Si il n’y a aucun doute sur l’origine vertébrale d’un bon nombre de ce syndromes douloureux, il faut aussi signaler, comme plus haut dans l’article, que le psychisme et les facteurs environnementaux ont un rôle prépondérant dans l’apparition et le maintien d’un certain nombre de douleurs vertébrales, en particulier chronique.

Ceci nous amène à distinguer deux sortes de désordres :

 

- Le premier correspond à une souffrance objective d’un constituant de la colonne. La colonne vertébrale, encore appelée le rachis, est un édifice très complexe et chaque élément constitutif peut s’abîmer et faire souffrir. C’est le cas des disques, des muscles, des articulations postérieures et des nerfs entre les vertèbres. Toutes ces structures sont donc le siège de lésions, ce sont les fameux lumbagos, entorses discales, blocages, contractures etc. Ces atteintes sont en générales bénignes et ont tendance à régresser spontanément. Si ce n’est pas le cas le traitement chiropratique viendra à bout des douleurs mécaniques alors que les traitements médicaux stopperont les inflammations liées par exemple à l’usure vertébrale. La plupart de ces douleurs, lorsque la prise en charge est adaptée, cèderont dans un délai maximum de six mois et sont regroupées dans le groupe des lombalgies communes dites aiguës.

 

- Le second désordre est plus complexe et correspond à des souffrances au long court. Ainsi, la douleur chronique se définie comme une douleur qui dure depuis plus de trois à six mois selon les auteurs. Il ne faut pas perdre à l’esprit que la douleur est avant tout un signal d’alerte émis en cas de blessure ou d’atteinte portée au corps. Elle a donc une cause bien définie qui peut être soignée directement dans la plupart des cas. Par exemple, Si l’on souffre de maux violents provenant de la région de l’estomac, cela peut être symptomatique d’un ulcère. A l’inverse, la douleur chronique a perdu, dans presque tous les cas, sa fonction d’alerte. Il n’est souvent plus possible de lui attribuer une cause bien définie. La stimulation désagréable s’est isolée de la cause d’origine et s’est autonomisée. En réalité, les douleurs chronique peuvent démarrer à partir d’une douleur aiguë si celle-ci n’est pas traitée dès le départ, la douleur persiste et se transforme en douleur chronique. On parle alors d’un dérèglement des circuits de la douleur. Heureusement, la douleur chronique ne se développe pas systématiquement. Elle touche plus particulièrement des patients fragilisés dit à risques. Le stress et les contraintes psychosociales de la vie professionnelle, de la vie conjugale, le terrain dépressif, et les situations conflictuelles sont autant de facteurs favorisants d’algies vertébrales. Dans ce cas, la douleur s’intensifie, tant au niveau psychique que physique, et de nouvelles connexions se forment, permettant une perception encore plus importante et rapide de la douleur. Le patient est prisonnier d’un véritable cercle vicieux. Cette douleur autonome stimule et s’inscrit dans le cerveau. A ce stade il ne reste plus rien du déclencheur. Ceci nous ramène à la difficulté d’établir un diagnostic exact et la nécessité pour les thérapeutes d’entrevoir son patient au travers de sa personnalité et de son activité quotidienne. Le chiropraticien est un thérapeute axé dans ce sens.

 

EN CONCLUSION : Le mal de dos en 9 points

1- Le mal de dos est un fléau moderne en terme de souffrances, d’incapacité et de coût, dont les retombées socio-économiques sont majeures.

 

2- Le mal de dos est un symptôme, mais pas une maladie.

 

3- Le temps est un facteur de guérison d’un bon nombre de douleurs vertébrales.

 

4- Le mal de dos peut atteindre toute la colonne, de la nuque au bas des reins.

 

5- La lombalgie commune est une atteinte mécanique et/ou inflammatoire d’un ou plusieurs constituants de la partie inférieure de la colonne vertébrale.

 

6- La lombalgie commune est la douleur la plus fréquente suivie de la cervicalgie puis de la dorsalgie.

 

7- La lombalgie (dorsalgie ou cervicalgie) symptomatique est l’expression d’une maladie grave sous jacente, infection, cancer etc.

 

8- Une douleur aiguë désigne un temps d’évolution et non l’intensité de la douleur. Dans ce cas la douleur a moins de trois mois. Bien prise en charge, elle cédera à l’aide d’un traitement adapté.

 

9- Les douleurs chroniques évoluent sur une période supérieure à 6 mois. Des facteurs psychosociaux favorisent les douleurs qui deviennent autonomes.